journée de méditation silencieuse

journée de méditation silencieuse

Méditation et vie quotidienne , une journée animée par Jean François Richard :

Quand : dimanche 14 juin de 8h45 à 17h30

Où : Atelier Coloressence, Saint-Martin-la-Plaine

Prix : 40 € la journée

Programme : 

  • Méditation silencieuse  : 15h 30
  • Suivi de questions-réponses 
  • Pot de l’amitié : 17h

 Réservez à l’avance votre place car le nombre de places est limité par la taille de la salle.

week-en art thérapie : gérer ses peurs et ses angoisses

week-en art thérapie : gérer ses peurs et ses angoisses

 

 

gérer ses peurs et ses angoisses

 

Vous désirez vous investir dans l’expression picturale à visée analytique, apprendre à vous connaître, résoudre vos souffrances, et jouir du plaisir de créer et de peindre dans un cadre convivial ?
Durant le stage , une conférence sera donnée sur le thème : Développer sa joie de vivre.

 

: Atelier Coloressence, Saint-Martin-la-Plaine
Intervenant : Jean-François
Approche : art thérapie
Quand : samedi 2 et dimanche 3 mai

Expression artistique au service du mieux être.
Prix : 100 € le week-end, matériel compris.
L’inscription est effective dès la réception des arrhes (50 €). Les arrhes sont conservées en cas de désistement si celui-ci arrive moins de 10 jours avant le début du stage.

 

conférence : la dépression, une épreuve pour évoluer

conférence : la dépression, une épreuve pour évoluer

la dépression, une épreuve pour évoluer , une conférence de Jean François Richard :

Durant cette conférence , ja vais développer l’idée que que la dépression ou un épisode dépressif est porteur d’un message ou de sens à découvrir . C’est une période ou nous sommes « arrêtés » parfois brutalement dans notre existence pour effectuer  un travail spécifique. A ce moment là la dépression pourra révéler certains fruits féconds.

Quand : mardi 19 mai 2020, 20h30

Où : Atelier Coloressence, Saint-Martin-la-Plaine

Intervenant : Jean-François

Prix : 9 euros la conférence.
34 euros : cinq conférences.

Réservez à l’avance votre place car le nombre de places est limité par la taille de la salle.

 

 

Enseignement méditation du 19 avril 2019

Enseignement méditation du 19 avril 2019

Je vais vous parler d’un enseignement méditation donné par Swami Prajnanpad, maître hindou d’Arnaud Desjardins. Ce dernier fut bien connu dans les années 60 pour avoir réalisé les premiers reportages télévisés sur les Grands maîtres de sagesse de l’Inde,  sur les Soufis en Afghanistan, sur les premiers maîtres au Tibet et le Zen au Japon.

L’enseignement méditation de Swamiji disait « un sans second ». Ne créez pas de second.

C’est vrai que d’un premier abord cet enseignement paraît un peu obscur. Pourtant il est en fait assez simple. 

Il y a la réalité, c’est à dire les choses telles qu’elles sont. Et il y a l’interprétation subjective mentale, une fausse réalité surimposée sur la réalité factuelle. 

Dans un de ses livres, Arnaud explique cela  avec un exemple concret. Je vais le résumer : monsieur Durant est invité à un repas ou sera également présent le frère de son directeur. Il espère ainsi profiter de ce temps pour pouvoir échanger avec le frère du directeur. Son boulot terminé, il se dépêche de rentrer à la maison pour pouvoir se préparer pour cette importante soirée. Et bien sûr, premier inconvénient, le bus a du retard. Et là, dans l’esprit de monsieur Durand, le bus ne devrait pas avoir de retard. En un instant, il a ajouté au réel son interprétation mentale. Déjà en retard, il arrive devant l’ascenseur de son immeuble, et appuie sur le bouton. Dans son esprit, l‘ascenseur doit déjà être là. Non seulement il n’est pas là mais en plus il ne marche pas. Il monte par l’escalier, arrive essoufflé au quatrième étage. Dès qu’il ouvre la porte, sa femme lui dit : «  Ton fils n’est pas en forme, prend sa température »

De nouveau dans l’esprit de monsieur Durant, une pensée s’élève: « Non. Mon fils ne doit pas avoir de la fièvre ! Ce n’est pas possible. Maintenant s’il a de la fièvre, je vais rater le rendez-vous etc. etc.»

Cet exemple très intéressant nous montre que nous créons sans cesse une réalité autre que les faits. Une réalité mentale qui nous conviendrait mieux. Et pourtant c’est l’écart entre ces deux réalités qui va créer de l’émotion et de la souffrance.

En fait, même si la réalité est parfois douloureuse, elle n’est jamais souffrante si nous l’acceptons. C’est le refus du réel qui créé la souffrance.

Revenons à notre expérience maintenant en enseignement méditation : quelle est la réalité là maintenant assis en méditation?

D’habitude je n’ai pas mal et là j’ai mal. Réalité indéniable.

Le mental : «  Non je ne devrais pas avoir mal. »

Assis en méditation, plein de pensées m’envahissent et me rendent agité, et non ! Je devrais être calme. Ainsi de suite.

La vigilance, c’est revenir à l’instant et à ce qui est, ne pas créer une fausse réalité en refusant ce qui est .

« A chaque seconde suffit son oui. » dit Arnaud Desjardins. 

A chaque seconde, je dis oui à ce qui est. 

Si je dis non,  je rentre en conflit avec le réel.

Cela peut paraître un peu simpliste. Pourtant cet enseignement est très profond car il nous explique que nous projetons sans cesse sur le monde, notre monde.

Nous pouvons clairement le voir chaque fois que nous refusons quelque chose qui surgit dans la méditation. Si nous sommes capables de dire oui dans l’instant, oui à tout ce qui apparaît, nous allons pouvoir nous détendre de plus en plus profondément et nous relâcher totalement.

Je le répète. C’est uniquement si l’on ne refuse plus rien, si l’on ne fait plus de déni sur la réalité, que nous allons pouvoir réaliser la paix du cœur. 

Cela veut dire trouver la force de se voir dans notre vérité à chaque instant même si notre vérité ne nous plaît pas,  même si notre vérité ne correspond pas à ce que nous souhaitons.

Par exemple, je suis assis en méditation et une partie de moi dit : « Mais qu’est-ce que je fais là, j’en ai ras-le-bol, j’ai envie de partir, j’ai envie d’aller boire un café. »

Alors, oui c’est vrai, c’est ce qu’il y a en moi maintenant. Je ne cherche pas être celui qui est totalement content d’être en méditation. Non, je suis celui qui est assis sans le vouloir totalement.

Cela ne veut pas dire que l’acceptation, c’est la résignation. 

J’accepte les choses telles qu’elles sont tout en étant libre d’accomplir une action sur la base de l’adaptation à la réalité.

Qu’est-ce que je peux faire pour agir, pour améliorer la situation ? Mais à partir du réel, sans rajouter une interprétation mentale qui bien souvent prend le pouvoir sur moi, me paralyse au niveau de l’action, me secoue émotionnellement et me freine.

Agir à partir du réel de chaque instant.

Ces textes sont issus des quelques minutes de paroles improvisées à partir ou non de textes issus des sagesses anciennes, de textes scientifiques etc.. durant la méditation silencieuse .

Enseignement méditation du 19 avril 2019

Enseignement méditation du 12 avril 2019

Pourquoi est-il important de s’appuyer sur des traditions en méditation pour progresser dans une discipline ?

Tout simplement car une tradition, ce sont des hommes et des femmes qui ont pratiqué, expérimenté, tiré des enseignements.  Ils nous ont transmis cela pour nous éviter de répéter les mêmes erreurs. La tradition en méditation nous permet de nous appuyer sur des personnes ayant pratiqué dans un certain cadre. Et si nous suivons les mêmes pratiques, nous avons donc des panneaux indicateurs validés. 

Cette pratique méditative silencieuse a traversé plusieurs pays, puisqu’elle est né en Inde avec le Bouddha, elle a ensuite émigré en Chine, au Japon et aujourd’hui elle est présente en Europe, en Amérique, Amérique du sud…

A chaque fois cette méditation s’est adaptée aux cultures. C’est intéressant, pour nous occidentaux, de pouvoir écouter l’adaptation contemporaine et occidentale à travers les enseignants d’aujourd’hui.

L’essence de cette pratique est, comme le disent les bouddhistes : l’éveil ou la libération. On pourrait le dire différemment pour que ce soit plus abordable : c’est la désidentification progressive à tout ce à quoi nous sommes identifiés. Ceci pour découvrir, retrouver notre nature essentielle, une nature libre des conditionnements extérieurs et intérieurs.

Chaque tradition en méditation a utilisé une méthode pour plonger en soi-même et progressivement apprendre à se désidentifier.

Les hindous ont ce qu’on nomme les koshas c’est à dire les revêtements du Soi. 

Ces enseignements nous disent :  «  Vous n’êtes pas le premier koshas qui est le corps donc ne vous identifiez pas à ce corps ». Ensuite, ils continuent « vous n’êtes pas le kosha de l’énergie vital ». Vous n’êtes pas non plus le kosha mental c’est à dire vos pensées et vos émotions. Vous n’êtes pas non plus le kosha de l’intelligence objective, ni celui de la béatitude. Vous êtes au-delà de tout cela. Tous ces corps existent mais ne vous identifiez pas à eux.

Alors la question fondamentale est : qui sommes nous si nous ne sommes pas cela ?

Chaque tradition en méditation a nommé cette nature essentielle : les hindous l’appellent l’atman, les bouddhistes le non-né, les chrétiens la vie éternelle.

Ainsi pour nous qui débutons dans la pratique, c’est essentiel de commencer par étudier le premier kosha, à savoir notre corps physique. 

Suis-je ce corps physique ? 

Suis-je la conscience qui observe ce corps physique ? 

En observant de plus en plus profondément chaque aspect de nous-même, chaque kosha, on va se rendre compte qu’il y a chaque fois la conscience qui observe ou un observateur, un témoin. Nous pourrions dire je suis l’observateur. Mais nous pouvons observer l’observateur. 

Finalement, si nous lâchons totalement notre corps et notre esprit dans la conscience qui observe, nous allons progressivement ressentir une très grande liberté. Surtout une paix totale. Cette paix rien ne peut l’enlever. Elle peut être recouverte mais ne peut disparaitre. Et ainsi nous sommes éternellement libre, paisible… Et c’est recouvert.

Ça me fait penser à une histoire zen. Il existe un terme qui est « shinjin datsu raku » qui veut dire corps-esprit en un mot. Pour les japonais c’est une seule chose, corps-esprit dépouillé. Cela veut dire que l’on abandonne complètement le corps-esprit durant la méditation. On ne s’attache à aucun aspect de ce corps-esprit. Et quand maitre Dogen a vécu cette expérience, il est allé voir son maître pour être certifié sur son expérience et a dit :  » J’ai fait l’expérience de « shinjin datsu raku ». Je me suis totalement libéré de mon attachement à mon corps-esprit. Son maître lui a répondu oui mais n’oublie pas « datsu raku shinjin ». C’est à dire n’oublie pas d’incarner ensuite dans ta vie totalement ce que tu es à travers ton expérience individuelle . 

Incarner véritablement ce corps-esprit singulier et unique que nous sommes .

 

Ces textes sont issus des quelques minutes de paroles improvisées à partir ou non de textes issus des sagesses anciennes, de textes scientifiques etc.. durant la méditation silencieuse .

Enseignement méditation du 19 avril 2019

Enseignement méditation du 5 avril 2019

Malraux a écrit « le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Il avait parfaitement compris le désastre vers lequel nous allons si nous continuons à ignorer la dimension spirituelle dans notre existence. Il est regrettable qu’il y ait eu confusion entre le religieux et le spirituel. Même s’ils sont étroitement liés, ce n’est pas la même chose.

Nous pouvons l’observer : la société a orienté toute sa structure sur l’acquisition, le matériel, sur ce qui est visible et quantifiable, mesurable, en évinçant toute autre dimension. Ce choix a dirigé la civilisation moderne vers une société de consommation, individualiste, prête à tout pour satisfaire les désirs et les plaisirs immédiats de chacun. Et à moins d’être aveugle, nous pouvons constater que cela nous amène à une crise de civilisation, une crise économique, écologique, d’une très forte ampleur. La rupture avec le spirituel, c’est la rupture avec l’esprit. On nous a clairement enseigné : « vous êtes un corps périssable et votre esprit est la conséquence du fonctionnement du cerveau, une fois votre mort arrivée, votre esprit disparaîtra, ce sera terminé ».

Il n’y a absolument aucune preuve de cela, pas la moindre. Se concentrer uniquement que le visible amène un problème : « ils et nous » avons décidé que c’était la vérité et « ils et nous » avons organisé une société justement articulée autour de cette vision.

La spiritualité, c’est essayé de questionner cela à travers notre propre conscience, l’introspection et l’expérimentation.

Dit autrement, c’est questionner qui je suis, comment je fonctionne, qu’est-ce que le corps, la sensation, l’émotion, l’esprit, l’âme…?

Le désir de se questionner permet d’essayer de découvrir si ce que les anciens maîtres de sagesse ont écrit peut être porteur d’un enseignement.

Le problème du développement démesuré de l’ego à travers la société, c’est qu’il peut conduire à l’égoïsme, au rejet de l’autre, jusqu’à la destruction de l’autre. C’est pourquoi il faut s’interroger sur cette vision de l’homme qui porte en elle les germes de la destruction de ce qui est différent, de ce qui est autre.

Toutes les traditions anciennes ont exprimé qu’il existait un autre état de conscience quand l’homme se situait ailleurs que dans son ego : il se situe dans son âme, dans son esprit, dans le Soi, selon les traditions. Il se situe ailleurs que dans le sentiment de l’ego limité et défini. Dans cet ailleurs, nous pouvons trouver une reconnexion avec la totalité, avec les autres, la nature et ainsi avec un état d’être beaucoup plus harmonieux, respectueux et pacifique.

Ainsi, si nous prenons conscience de la portée de notions telles que l’interdépendance, le fait que tout soit entremêlé et lié, nous ne pouvons plus penser individuellement sans faire référence à ce qui nous entoure. Chaque chose est connectée avec d’autres choses, ce qui va nous inciter à penser simultanément à soi et aux systèmes environnementaux.

La méditation est définie comme un lâcher prise avec l’ego, puisque nous ne nous focalisons plus sur nos pensées, nos émotions, notre corps. Dès lors nous nous reconnectons à un mouvement universel plus vaste auquel nous nous sentons reliés.

Nous prenons conscience que nous fonctionnons tous en synergie et en harmonie.
Ceci n’est pas une invention, c’est présent et vérifiable concrètement quand nous arrêtons de fonctionner uniquement à travers le filtre de l’ego.

Nous apprenons alors que nous portons en nous la possibilité de vivre en harmonie les uns avec les autres, si nous savons nous situer correctement en nous-même. Bien sûr, c’est simple à dire en théorie, et plus difficile à réaliser au niveau pratique et relationnel. Cela demande un vrai travail sur plusieurs plans, notamment au niveau psychologique, mais il est clair qu’un ego suffisamment libéré de ses blessures de son passé, qui a su répondre à ses besoins et qui en plus a découvert en lui un autre aspect de l’être, est enclin tout naturellement à exprimer au quotidien les qualités énoncées par les sagesses du passé : amour, bienveillance, patience, joie, paix…

Le problème, pour faire un peu de politique, c’est que certains ont très bien compris qu’en développant à outrance l’ego, l’homme se trouve en état de besoin et de manque. Il est incité à être dans la quête permanente de quelque chose de plus pour se satisfaire et donc dans la consommation compulsive. La consommation n’est pas mauvaise en soi, il s’agit d’être libre, mais cela n’est possible que si l’on a bien compris comment fonctionne notre être intérieur.