J’ai peur de la vie. Pourquoi j’ai peur de tout ?

J’ai peur de la vie. Pourquoi j’ai peur de tout ?

peur de la vie. Pourquoi j’ai peur de tout ?

Photo noir et blanc qui exprime la peur, la recherche de protection. L’absence de couleur symbolise un sentiment négatif.

Peur de la vie, le plus grand frein au bien être, c’est la peur

Peur de la vie.

Je me lève le matin et j’ai peur de ce qui va se passer dans la journée.

J’ai peur de mourir.

D’être malade.

De devenir vieux.

De souffrir.

D’être seul.

D’être abandonné.

Qu’un proche meure.

 

À quoi sert la peur ?

Tout d’abord, avoir peur est naturel. Les peurs font partie du cerveau reptilien et sont communes avec les animaux avec qui nous partageons 4 fonctions essentielles :

  1. Se nourrir.
  2. Dormir.
  3. S’accoupler.
  4. Avoir peur.

C’est l’instinct de survie parce qu’elle le signal un danger, donc tu as peur pour préserver ta vie et aussi préserver l’espèce.

À quel moment cette peur dépasse l’aspect protection ?

Un glissement s’opère quand elle est déconnectée du réel.

Il existe, nous pourrions dire, 3 sortes de peur:

 

1/ Les peurs réelles :

Biologique, instinctive liée à l’instinct de conservation.

Exemple :

Tu es en train de traverser la rue avec ta fille et un camion fonce sur toi : directement tu vas te mettre en action pour échapper au danger.

La peur génère l’action de fuite ou le combat.

Si tu te retrouves face à un chien qui t’attaque dans un espace fermé, tu vas mobiliser ton énergie pour te défendre.

 

2/ La peur potentielle :

C’est une peur en lien avec le réel mais pas dans la réalité présente.

Exemple :

Tu fais une balade dans la montagne et il y a des éclairs au loin.  Tu es déjà en train de te dire : « Il faut qu’on rentre ou bien que je cherche un abri. » Alors qu’il n’y a rien dans le ciel pour l’instant.

 

3/ La peur imaginaire et mentale : 

C’est une peur déraisonnée, irraisonnable. On peut la résumer par : « Je le sens, il va m’arriver quelque chose ». «Cette douleur doit cacher quelque chose de grave, je le sens! »

Cette peur imaginaire ne nous met pas en mouvement ni en action. Par conséquent, elle nous paralyse, nous immobilise et nous ronge, créant ainsi notre souffrance.

Comment gérer sa peur de la vie. Les pistes

Il existe deux manières complémentaires d’aborder les peurs.

1/ Un travail de nature comportementaliste :

La peur est un symptôme, donc il va falloir se rééduquer face à ce symptôme en faisant des stratégies de sécurisation en amont, des conduites d’immersion.

Exemple de TCC d’une arachnophobie :

  1. Informer le patient sur les araignées, puis, distinguer les araignées dangereuses des araignées inoffensives.
  2. Lui apprendre à se calmer par des exercices de relaxation et des auto-instructions.
  3. Lui faire observer, puis toucher un bocal fermé contenant des araignées, laisser une araignée en liberté sur un bureau, toucher une araignée puis jouer avec, en premier lieu avec un crayon puis à mains nues, etc.

L’inconvénient de cette technique est que la peur en tant que charge énergétique peut se déplacer sur un autre objet.

Dans le cas de peurs purement imaginaires, la technique peut aussi s’avérer plus difficile à mettre en place.

 

2/ Un travail sur les causes

Dans cette méthode, il s’agit de comprendre d’où surgit la peur de la vie.

  • D’où vient t-elle ?
  • Comment s’est-elle mise en place ?
  • Quel programmation j’ai mis en place ?

Avec l’art thérapie analytique, la plupart des éléments exprimés sur le tableau artistique sont des résurgences de moments douloureux, des peurs, des émotions refoulées.

 

Quel processus adopter face à la peur de la vie ?

Le but est d’abord de l’accepter, de la voir et de la reconnaitre, pour agir ensuite.

Exemple :

« Je souffre d’être au chômage » peut cacher la peur de rester chômeur.

Ha oui je vois. Je m’en rends compte.

Je refuse de rester chômeur et le refus crée la peur de rester chômeur.

Pourquoi je refuse tant d’être chômeur ?

Cela atteint par exemple ma valeur intrinsèque d’homme ou de femme. Ou j’ai besoin d’argent pour faire vivre ma famille. Ceci crée une pression énorme et j’ai peur d’échouer.

Souvent, nous devons questionner les refus cachés en dessous de nos peurs.

L’art thérapie et le travail thérapeutique rendent la peur consciente.

Donc acceptation : je suis d’accord pour vivre cette situation.

Ensuite, l’étape de l’action pour que cela évolue favorablement.

 

Je résume:

« J’ai peur de passer un entretien d’embauche » peut cacher la peur de rester chômeur.

Si je refuse ma peur, je ne peux pas être dans une attitude sereine, cela me met une pression énorme.

Accepter sa peur et les refus sous-jacents permet de se mettre dans les conditions émotionnelles justes pour l’entretien.

L’idéal est de passer de la peur à la vigilance. Je dois être vigilant car cet entretien me demande certaines choses, je suis vigilant à les montrer.

En conclusion, il est primordial de trouver l’objet de sa peur pour pouvoir travailler dessus.

L’angoisse qui est une peur sans objet (dis autrement je ne sais pas de quoi j’ai peur, j’ai la sensation physique et émotionnel  mais pas l’objet) doit être converti en peurs.  Par exemple dans mon cas c’est au moyen de l’art thérapie, ou d’une thérapie personnelle que je travaille cela.

Puis il s’agit de travailler pour résoudre, gérer ou dépasser cette peur.

 

Existe t-il des pratiques complémentaires qui aident à gérer sa peur de la vie ?

Oui, il existe des moyens aidants comme la méditation ou la sophrologie qui permettent, par un travail corporel, sur le souffle ou la reprogrammation mentale, d’accompagner les traitements phobiques.

Nous savons que la maîtrise de la respiration lors d’attaques de panique peut s’avérer une aide précieuse.

 

 

Comment développer un mental de gagnant ?

Comment développer un mental de gagnant ?

Développer un mental de gagnant, c’est en fait une attitude intérieure qui s’applique à tous les domaines de la vie. Si vous avez envie de reprendre votre vie en main, d’avoir un pouvoir sur les événements, de sortir d’une attitude de victime, il n’y pas besoin de capacités particulières.
C’est un état d’esprit à cultiver !

 

L’attitude mentale négative : « AMN »

Les événements ont un impact différent pour chacun d’entre nous. Pourquoi ? parce que chacun a une histoire, un passé différent, ce qui modifie la manière dont les choses nous affectent.
C’est ce qui fait qu’on peut se dire parfois : « Je ne comprends pas pourquoi il fait toute une histoire pour ça ! »
Le problème, c’est que nous laissons ces évènements prendre le pouvoir sur notre vie. En effet, les situations nous poussent automatiquement à réagir de telle ou telle manière. Une situation de réussite nous procurera par exemple de la joie, tandis qu’une situation d’échec, de la tristesse ou de la colère.
Si nous n’avons pas le pouvoir de freiner cette réaction automatique (en tout cas, au début d’un travail sur soi), nous pouvons, par contre y porter un regard différent.

L’attitude mentale négative — AMN — s’identifie et se résigne à ces réactions mentales et émotionnelles et aux évaluations négatives qui en découlent. (« Je suis nul, j’échoue toujours, c’est la faute du patron, c’est trop dur, je n’y arriverais pas, j’ai jamais eu de chance, les événements sont toujours contre moi » etc.)

Cette attitude fait qu’on avorte ses projets dès qu’on voit se lever des forces contraires. Les expressions de l’AMN sont les craintes, les peurs, le doute, la victimisation, la comparaison, l’impatience, la non-persévérance… On a du mal à tenir la distance face aux difficultés, à l’inconfort, et on abandonne.

 

L’attitude mentale positive : « AMP »

C’est une attitude différente tournée vers le choix de voir ce qui est bon, positif ou porteur d’espoir dans chaque situation.
Pour reprendre votre pouvoir, il faut d’abord faire en sorte de voir les choses pour ce qu’elles sont, sans déni, avec lucidité. C’est un point d’appui objectif pour avancer correctement. On se sert des événements pour devenir plus fort, plus compétent. On les voit comme un moyen de grandir, de devenir plus heureux. D’ailleurs, vous êtes plus joyeux quand vous réussissez après de grands efforts que lorsque vous réussissez tout de suite.
Ces forces contraires, au lieu de nous déstabiliser nous stimulent pour trouver des solutions avec confiance et persévérance, dans la certitude qu’on va réussir.

 

Mes conseils pour développer un mental de gagnant

1/ Vous rendre compte que votre manière de percevoir est souvent celle d’être une victime des événements : « Ha non, j’ai vraiment pas de chance !»  « Oh non ! encore une difficulté imprévue ! »
L’événement est devenu surpuissant et vous refusez ce que l’existence vous propose.
Vous résistez à la vague et votre énergie est alors mal utilisée.

2/ Acceptez les choses telles qu’elles sont pour ensuite pouvoir prendre appui dessus et agir.
La vague est plus technique que prévu mais c’est une vague.

3/ Mettez en place cette attitude mentale positive AMP qui consiste à chercher la quintessence positive de toute situation, à s’en servir pour progresser, pour se rapprocher un peu plus de son but. On fait des événements un moyen pour devenir plus fort.
Vous devez donc avoir préalablement défini vos buts ou vos objectifs clairement.
Les buts qu’on se définit doivent vraiment nous faire vibrer, nous animer réellement.
Après, c’est plus facile de se mettre en action car on est porté par notre désir.
Vous avez conscience que vous savez surfer, et que vous avez la capacité d’arriver à surfer sur cette vague. C’est un challenge à relever avec confiance.

4/ Lâchez prise, détachez vous de l’emprise du résultat. Faites en sorte de mettre en œuvre ce qui est nécessaire pour l’atteindre, sans vous mettre trop de pression sur le résultat ou sur la manière de l’obtenir. En d’autres termes, laissez de l’imprévu et de l’ouverture. Tout ne se passe pas toujours comme prévu, et pourtant, cela aboutit bien à l’objectif. Vous êtes là, prêt à dompter votre vague, et en cet instant, le plus important n’est pas le résultat mais de tout mettre en œuvre pour y arriver. Surfez.

 

Par exemple

Vous voulez changer de métier.
Vous faites un bilan de compétence et ce bilan identifie que vous êtes fait pour être plombier.
Cette idée vous excite vraiment et elle vous plait.
Mais là, des pensées arrivent dans votre esprit  :  » Je vais perdre 40% de salaire, je vais faire plus d’heures, les autres vont me voir comment ?… »
Il est très important d’arrêtez d’écouter comme une vérité ou de vous identifier à ce qui apparait dans votre conscience.
On a structuré des réflexes de doute et de peur très tôt dans l’enfance et ils s’expriment de manière répétitive. Si on écoute  la tonalité de peur, on perd son énergie et sa force.

Donc vous vous dites :  « Moi, aujourd’hui je décide que je vais réussir et je me désidentifie de ces pensées négatives. J’amplifie la pensée positive. J’influence mon esprit en disant des phrases positives.
Je structure mon projet et passe à l’action. »
Cela ne veut pas dire que j’occulte le négatif : j’accepte la totalité de la réalité mais je décide de me concentrer sur le positif et sur les faits.

 

Un autre exemple

« On m’a refusé ce contrat : c’est simplement parce que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour que ça marche. Cela ne remet pas en cause ma valeur puisque j’obtiens par ailleurs d’autres contrats ».
Le but, ce n’est pas « ce contrat », le but c’est que mon affaire marche.

 

J’apprends la patience

Un jardinier, quand il plante ses carottes, sait qu’il ne va pas les manger demain.
Les fruits se récoltent quand ils sont murs. Donc, parfois il faut savoir être patient pour récolter les fruits de son travail.
C’est fondamental de ne pas ramasser les carottes avant qu’elles ne soient arrivées à maturité, sinon tout le travail fait n’aura servi à rien. Soyez patient et les carottes viendront irrémédiablement à maturité.

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