Ces textes sont issus des quelques minutes de paroles improvisées, parfois des sagesses anciennes, ou de sources scientifiques etc. durant la méditation silencieuse.

 

Il y a plusieurs manières d’envisager la pratique méditative. Même si la forme de méditation silencieuse pratiquée ici est d’origine orientale et contemplative, elle n’a pas été uniquement présente en orient. On retrouve en effet des traces de cette méditation assise chez les Celtes sur des gravures sur rocher.

Aujourd’hui l’Occident a aussi réinterprété cette pratique méditative à travers la méditation de pleine conscience. C’est une méthode qui a pour but de réduire le stress et de travailler sur certains aspects dépressifs. La méditation de pleine conscience suit un protocole progressif de huit semaines qui permet d’approfondir la relation à soi-même afin d’aboutir à ce que nous sommes en train de pratiquer : un temps de méditation silencieuse.

C’est un sujet important à aborder. Je me suis beaucoup posé la question du type de méditation que l’atelier Coloressence allait proposer aux personnes intéressées. J’ai finalement choisi de proposer une méditation qui s’appuie essentiellement sur la forme méditative bouddhiste zen au niveau de la pratique, à laquelle j’ajoute de courts enseignements philosophiques et spirituels.

 

Pourquoi expliquer ainsi ma démarche?

Il est important de redonner à la pratique méditative son véritable sens : à savoir, une voie d’émancipation et de questionnement de l’être humain sur sa nature, sur le sens de son existence.

J’ai choisi de travailler dans cette direction et de ne pas réduire mes propositions à une pratique qui aurait uniquement pour but un bien-être, à travers notamment la réduction du stress, même si bien sûr les effets seraient là.

À travers mon métier de thérapeute, j’ai pu remarquer que la vision que l’on a des événements influence fortement notre existence et notre corps, à travers nos émotions par exemple.

Ainsi, plus nous sommes lucides sur ce que nous voulons, plus nous sommes clairs sur ce que nous sommes, ressentons, et plus il est facile de traverser les vicissitudes de l’existence. C’est pourquoi je propose de citer de courts textes issus de différentes traditions, en lien avec notre pratique méditative.

Le but de cette pratique est de rendre chacun d’entre nous plus libre, plus conscient, d’avantage capable d’accepter ce que son existence lui propose de traverser.

Mon idée fondamentale est surtout d’arriver à ne plus nourrir ces conflits d’opinion, présents entre les dimensions scientifiques, spirituelles, psychologiques, religieuses, philosophiques mais au contraire de les unifier, de montrer en quoi ces différentes dimensions peuvent s’harmoniser et participer conjointement à rendre l’homme plus libre.