Week-end d’art thérapie 8 et 9 juin : Gérer ses émotions

Week-end d’art thérapie 8 et 9 juin : Gérer ses émotions

Stage d’art thérapie à Lyon – Saint-Martin-la-Plaine : prendre du recul avec ses émotions avec l’aide de l’art thérapie  : Atelier d’art thérapie samedi 8 et 9 juin  2019

Vous désirez vous investir dans l’expression picturale à visée analytique, apprendre à vous connaître, résoudre vos souffrances, et jouir du plaisir de créer et de peindre dans un cadre convivial ?

Thème du stage : « Gérer ses émotions »

Durant le stage , une conférence sera donnée sur le thème Développer sa joie de vivre.

Où : Atelier Coloressence, Saint-Martin-la-Plaine

Intervenant : Jean-François

Approche : art thérapie

Expression artistique au service du mieux être.

Prix : 100 € le week-end, matériel compris.

L’inscription est effective dès la réception des arrhes (50 €). Les arrhes sont conservées en cas de désistement si celui-ci arrive moins de 10 jours avant le début du stage.


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Enseignement méditation du 5 avril 2019

Enseignement méditation du 5 avril 2019

Malraux a écrit « le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Il avait parfaitement compris le désastre vers lequel nous allons si nous continuons à ignorer la dimension spirituelle dans notre existence. Il est regrettable qu’il y ait eu confusion entre le religieux et le spirituel. Même s’ils sont étroitement liés, ce n’est pas la même chose.

Nous pouvons l’observer : la société a orienté toute sa structure sur l’acquisition, le matériel, sur ce qui est visible et quantifiable, mesurable, en évinçant toute autre dimension. Ce choix a dirigé la civilisation moderne vers une société de consommation, individualiste, prête à tout pour satisfaire les désirs et les plaisirs immédiats de chacun. Et à moins d’être aveugle, nous pouvons constater que cela nous amène à une crise de civilisation, une crise économique, écologique, d’une très forte ampleur. La rupture avec le spirituel, c’est la rupture avec l’esprit. On nous a clairement enseigné : « vous êtes un corps périssable et votre esprit est la conséquence du fonctionnement du cerveau, une fois votre mort arrivée, votre esprit disparaîtra, ce sera terminé ».

Il n’y a absolument aucune preuve de cela, pas la moindre. Se concentrer uniquement que le visible amène un problème : « ils et nous » avons décidé que c’était la vérité et « ils et nous » avons organisé une société justement articulée autour de cette vision.

La spiritualité, c’est essayé de questionner cela à travers notre propre conscience, l’introspection et l’expérimentation.

Dit autrement, c’est questionner qui je suis, comment je fonctionne, qu’est-ce que le corps, la sensation, l’émotion, l’esprit, l’âme…?

Le désir de se questionner permet d’essayer de découvrir si ce que les anciens maîtres de sagesse ont écrit peut être porteur d’un enseignement.

Le problème du développement démesuré de l’ego à travers la société, c’est qu’il peut conduire à l’égoïsme, au rejet de l’autre, jusqu’à la destruction de l’autre. C’est pourquoi il faut s’interroger sur cette vision de l’homme qui porte en elle les germes de la destruction de ce qui est différent, de ce qui est autre.

Toutes les traditions anciennes ont exprimé qu’il existait un autre état de conscience quand l’homme se situait ailleurs que dans son ego : il se situe dans son âme, dans son esprit, dans le Soi, selon les traditions. Il se situe ailleurs que dans le sentiment de l’ego limité et défini. Dans cet ailleurs, nous pouvons trouver une reconnexion avec la totalité, avec les autres, la nature et ainsi avec un état d’être beaucoup plus harmonieux, respectueux et pacifique.

Ainsi, si nous prenons conscience de la portée de notions telles que l’interdépendance, le fait que tout soit entremêlé et lié, nous ne pouvons plus penser individuellement sans faire référence à ce qui nous entoure. Chaque chose est connectée avec d’autres choses, ce qui va nous inciter à penser simultanément à soi et aux systèmes environnementaux.

La méditation est définie comme un lâcher prise avec l’ego, puisque nous ne nous focalisons plus sur nos pensées, nos émotions, notre corps. Dès lors nous nous reconnectons à un mouvement universel plus vaste auquel nous nous sentons reliés.

Nous prenons conscience que nous fonctionnons tous en synergie et en harmonie.
Ceci n’est pas une invention, c’est présent et vérifiable concrètement quand nous arrêtons de fonctionner uniquement à travers le filtre de l’ego.

Nous apprenons alors que nous portons en nous la possibilité de vivre en harmonie les uns avec les autres, si nous savons nous situer correctement en nous-même. Bien sûr, c’est simple à dire en théorie, et plus difficile à réaliser au niveau pratique et relationnel. Cela demande un vrai travail sur plusieurs plans, notamment au niveau psychologique, mais il est clair qu’un ego suffisamment libéré de ses blessures de son passé, qui a su répondre à ses besoins et qui en plus a découvert en lui un autre aspect de l’être, est enclin tout naturellement à exprimer au quotidien les qualités énoncées par les sagesses du passé : amour, bienveillance, patience, joie, paix…

Le problème, pour faire un peu de politique, c’est que certains ont très bien compris qu’en développant à outrance l’ego, l’homme se trouve en état de besoin et de manque. Il est incité à être dans la quête permanente de quelque chose de plus pour se satisfaire et donc dans la consommation compulsive. La consommation n’est pas mauvaise en soi, il s’agit d’être libre, mais cela n’est possible que si l’on a bien compris comment fonctionne notre être intérieur.

Enseignement méditation du 5 avril 2019

Enseignement méditation 29 mars 2019

Alignez-vous entre le ciel et la terre.
La porte d’entrée du ciel, c’est votre fontanelle. La porte d’entrée de la terre, c’est votre périnée.

Visualisez comme un rayon blanc partant du ciel et pénétrant à travers votre fontanelle. Il traverse votre corps le long de la colonne vertébrale et ressort par le périnée pour s’enfoncer vers le centre de la terre. Du centre de la terre part un rayon pourpre qui passe par votre périnée, remonte le long de la colonne vertébrale, ressort par votre fontanelle en direction du ciel.

Comme le disent les taoïstes, l’homme est un trait d’union entre le ciel et la terre. Nous sommes ce trait d’union.

De la terre vers le ciel on s’étire, c’est l’étirement du corps. Du ciel vers la terre on se relâche, c’est le relâchement des tensions du corps.

Dans toute méditation, il est fondamental de bien s’ancrer et donc de privilégier le lien premier avec la terre, avec le réel.

À chaque expiration laissez-vous aller dans un relâchement de plus en plus profond.

La méditation est une porte multiple qui peut ainsi être empruntée différemment.

Nous pouvons la pratiquer dans le but d’être moins stressé, d’être apaisé et en meilleure santé.

Nous souhaitons également méditer pour mieux ressentir que nous faisons partie d’un tout. Nous avons envie de nous reconnecter avec ce tout, comme la vague qui prend conscience qu’elle fait partie de l’océan.
Dans tous les cas, le plus important est de favoriser l’aspect sacré de ce temps. C’est un temps sacré car c’est celui pendant lequel nous nous permettons d’entrer en communion avec notre profondeur.

Je me tais et je laisse s’exprimer en moi ce que je suis dans ma profondeur.

C’est pourquoi je ne dois pas être surpris si je rencontre parfois, dans ma profondeur, des paysages somptueux, des sons harmonieux ou bien des paysages totalement sombres, envahis par la pluie, les orages et le vent, car je suis la totalité de tout cela.

Les grands initiés du passé expliquaient clairement qu’avant de méditer et d’accéder à certains enseignements, il fallait apprendre à mettre de l’ordre dans son psychisme. Dit autrement, pour pouvoir méditer paisiblement et accéder aux différents niveaux de méditation, il faut avoir mis un minimum d’ordre dans sa psychologie sans quoi nous allons rencontrer, en fermant les yeux et en plongeant en nous-même, une jungle hostile avec des fauves, des serpents et des choses qui nous font peur.

On risque de ne pas approfondir les aspects profondément positifs de la méditation et de passer à côté des bienfaits essentiels de celle-ci.
Si nous allons plutôt bien dans notre vie, si nous avons réglé quelques-unes de nos blessures du passé, nous allons nous asseoir et pouvoir naturellement faire silence, et commencer à l’approfondir sans être attaché aux pensées.
À contrario, si nous vivons un moment difficile avec beaucoup de questionnements, de doutes, de peurs et d’émotions, quand nous allons nous asseoir nous allons forcément nous retrouver face à tout cela.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas méditer avant d’avoir apaisé notre existence, mais plutôt que cela nous demande un effort supplémentaire, celui d’apaiser ce qui remonte de nos profondeurs.

Toutes les traditions, depuis les Sumériens, l’Égypte, les Grecs, les civilisations orientales, bouddhistes, hindouistes ont toutes dit que notre véritable nature d’être humain n’est pas celle à laquelle nous nous identifions normalement.

Les bouddhistes appellent cette nature essentielle la nature de bouddha, les hindous l’Atman, les chrétiens la nature christique.

Chaque civilisation a un nom, un concept pour cette nature essentielle mais toutes sont d’accord : nous sommes une nature profondément différente que ce à quoi nous nous identifions normalement.

Chaque tradition propose une méthode pour découvrir et investiguer cela. La méditation silencieuse (zazen en japonais) est une méthode pour découvrir qui nous sommes.

Ainsi, simultanément à tous les effets sur le bien-être et la santé procurés par la méditation et que nous avons déjà abordé, le sens essentiel a toujours été la recherche de qui nous sommes réellement.

Toutes les traditions l’ont dit, nous sommes une nature éternelle dont l’expression est l’amour, la compassion (les mots sont différents selon les traditions).

Je souhaite l’exprimer différemment, de manière plus psychologique. Nous sommes tous plus ou moins prisonniers des fonctionnements de notre psychisme, de nos blessures du passé, globalement du fonctionnement plus ou moins conscient de notre ego. Mais lorsque nous nous libérons progressivement de l’étreinte de notre ego avec bienveillance et amour, nous pouvons découvrir finalement que ce dont nous avons envie naturellement quand nous commençons à entrer en paix avec nous-même, c’est de donner de l’amour aux autres comme si c’était le sens naturel de la vie : donner.

Alors nous n’avons plus à nous forcer à donner, à aimer. Nous exprimons simplement la nature profonde de ce que nous sommes. Ainsi comme l’a dit Jésus, « aime ton prochain comme toi-même ». Cela signifie de tourner d’abord et avant tout son regard à l’intérieur avec beaucoup d’amour et de douceur envers soi-même.

Enseignement méditation du 5 avril 2019

Enseignement méditation du 22 mars 2019

Ces textes sont issus des quelques minutes de paroles improvisées, parfois des sagesses anciennes, ou de sources scientifiques etc. durant la méditation silencieuse.

 

Il y a plusieurs manières d’envisager la pratique méditative. Même si la forme de méditation silencieuse pratiquée ici est d’origine orientale et contemplative, elle n’a pas été uniquement présente en orient. On retrouve en effet des traces de cette méditation assise chez les Celtes sur des gravures sur rocher.

Aujourd’hui l’Occident a aussi réinterprété cette pratique méditative à travers la méditation de pleine conscience. C’est une méthode qui a pour but de réduire le stress et de travailler sur certains aspects dépressifs. La méditation de pleine conscience suit un protocole progressif de huit semaines qui permet d’approfondir la relation à soi-même afin d’aboutir à ce que nous sommes en train de pratiquer : un temps de méditation silencieuse.

C’est un sujet important à aborder. Je me suis beaucoup posé la question du type de méditation que l’atelier Coloressence allait proposer aux personnes intéressées. J’ai finalement choisi de proposer une méditation qui s’appuie essentiellement sur la forme méditative bouddhiste zen au niveau de la pratique, à laquelle j’ajoute de courts enseignements philosophiques et spirituels.

 

Pourquoi expliquer ainsi ma démarche?

Il est important de redonner à la pratique méditative son véritable sens : à savoir, une voie d’émancipation et de questionnement de l’être humain sur sa nature, sur le sens de son existence.

J’ai choisi de travailler dans cette direction et de ne pas réduire mes propositions à une pratique qui aurait uniquement pour but un bien-être, à travers notamment la réduction du stress, même si bien sûr les effets seraient là.

À travers mon métier de thérapeute, j’ai pu remarquer que la vision que l’on a des événements influence fortement notre existence et notre corps, à travers nos émotions par exemple.

Ainsi, plus nous sommes lucides sur ce que nous voulons, plus nous sommes clairs sur ce que nous sommes, ressentons, et plus il est facile de traverser les vicissitudes de l’existence. C’est pourquoi je propose de citer de courts textes issus de différentes traditions, en lien avec notre pratique méditative.

Le but de cette pratique est de rendre chacun d’entre nous plus libre, plus conscient, d’avantage capable d’accepter ce que son existence lui propose de traverser.

Mon idée fondamentale est surtout d’arriver à ne plus nourrir ces conflits d’opinion, présents entre les dimensions scientifiques, spirituelles, psychologiques, religieuses, philosophiques mais au contraire de les unifier, de montrer en quoi ces différentes dimensions peuvent s’harmoniser et participer conjointement à rendre l’homme plus libre.