Enseignement méditation du 12 avril 2019

Enseignement méditation du 12 avril 2019

Pourquoi est-il important de s’appuyer sur des traditions en méditation pour progresser dans une discipline ?

Tout simplement car une tradition, ce sont des hommes et des femmes qui ont pratiqué, expérimenté, tiré des enseignements.  Ils nous ont transmis cela pour nous éviter de répéter les mêmes erreurs. La tradition en méditation nous permet de nous appuyer sur des personnes ayant pratiqué dans un certain cadre. Et si nous suivons les mêmes pratiques, nous avons donc des panneaux indicateurs validés. 

Cette pratique méditative silencieuse a traversé plusieurs pays, puisqu’elle est né en Inde avec le Bouddha, elle a ensuite émigré en Chine, au Japon et aujourd’hui elle est présente en Europe, en Amérique, Amérique du sud…

A chaque fois cette méditation s’est adaptée aux cultures. C’est intéressant, pour nous occidentaux, de pouvoir écouter l’adaptation contemporaine et occidentale à travers les enseignants d’aujourd’hui.

L’essence de cette pratique est, comme le disent les bouddhistes : l’éveil ou la libération. On pourrait le dire différemment pour que ce soit plus abordable : c’est la désidentification progressive à tout ce à quoi nous sommes identifiés. Ceci pour découvrir, retrouver notre nature essentielle, une nature libre des conditionnements extérieurs et intérieurs.

Chaque tradition en méditation a utilisé une méthode pour plonger en soi-même et progressivement apprendre à se désidentifier.

Les hindous ont ce qu’on nomme les koshas c’est à dire les revêtements du Soi. 

Ces enseignements nous disent :  «  Vous n’êtes pas le premier koshas qui est le corps donc ne vous identifiez pas à ce corps ». Ensuite, ils continuent « vous n’êtes pas le kosha de l’énergie vital ». Vous n’êtes pas non plus le kosha mental c’est à dire vos pensées et vos émotions. Vous n’êtes pas non plus le kosha de l’intelligence objective, ni celui de la béatitude. Vous êtes au-delà de tout cela. Tous ces corps existent mais ne vous identifiez pas à eux.

Alors la question fondamentale est : qui sommes nous si nous ne sommes pas cela ?

Chaque tradition en méditation a nommé cette nature essentielle : les hindous l’appellent l’atman, les bouddhistes le non-né, les chrétiens la vie éternelle.

Ainsi pour nous qui débutons dans la pratique, c’est essentiel de commencer par étudier le premier kosha, à savoir notre corps physique. 

Suis-je ce corps physique ? 

Suis-je la conscience qui observe ce corps physique ? 

En observant de plus en plus profondément chaque aspect de nous-même, chaque kosha, on va se rendre compte qu’il y a chaque fois la conscience qui observe ou un observateur, un témoin. Nous pourrions dire je suis l’observateur. Mais nous pouvons observer l’observateur. 

Finalement, si nous lâchons totalement notre corps et notre esprit dans la conscience qui observe, nous allons progressivement ressentir une très grande liberté. Surtout une paix totale. Cette paix rien ne peut l’enlever. Elle peut être recouverte mais ne peut disparaitre. Et ainsi nous sommes éternellement libre, paisible… Et c’est recouvert.

Ça me fait penser à une histoire zen. Il existe un terme qui est « shinjin datsu raku » qui veut dire corps-esprit en un mot. Pour les japonais c’est une seule chose, corps-esprit dépouillé. Cela veut dire que l’on abandonne complètement le corps-esprit durant la méditation. On ne s’attache à aucun aspect de ce corps-esprit. Et quand maitre Dogen a vécu cette expérience, il est allé voir son maître pour être certifié sur son expérience et a dit :  » J’ai fait l’expérience de « shinjin datsu raku ». Je me suis totalement libéré de mon attachement à mon corps-esprit. Son maître lui a répondu oui mais n’oublie pas « datsu raku shinjin ». C’est à dire n’oublie pas d’incarner ensuite dans ta vie totalement ce que tu es à travers ton expérience individuelle . 

Incarner véritablement ce corps-esprit singulier et unique que nous sommes .

 

Ces textes sont issus des quelques minutes de paroles improvisées à partir ou non de textes issus des sagesses anciennes, de textes scientifiques etc.. durant la méditation silencieuse .

Stage d’été 2019 : à la découverte de SOI

Stage d’été 2019 : à la découverte de SOI

Stage de méditation et art thérapie. Thème : à la découverte de SOI

Pourquoi participer à un stage d’été ?

  • Se ressourcer d’une année souvent fatigante
  • Prendre le temps de faire le point sur cette année et plus globalement sur son existence
  • Identifier ses difficultés et amener des éléments de transformation
  • Se projeter sur l’année suivante en tenant compte de ses besoins réels

Pourquoi participer à un stage d’art thérapie et méditation ?

  • Développer sa créativité
  • Partir à la découverte de son inconscient
  • Découvrir certains mécanismes psychologiques néfastes pour notre équilibre
  • Apprendre à prendre du recul face aux évènements
  • Découvrir l’espace paisible présent en chacun de nous

Quel est le thème du stage ?

Chaque été, le stage s’articule autour d’une thématique différente. Celle-ci est le fil conducteur du séjour. Néanmoins, le stage est organisé pour que chaque participant puisse orienter ce temps sur ses besoins propres, à travers une démarche et des réponses individualisées.
Cette année, le thème est : A la découverte de soi. Qui sommes-nous ? Qu’est ce qui nous anime ?

 L’objectif principal du stage est de permettre à chacun de prendre conscience de sa double nature : existentielle (l’ego) et essentielle (le soi, ou l’âme). Il s’agit de questionner cette double nature afin de se situer le plus justement possible dans son quotidien, et d’apprendre à s’adapter à ce que la vie nous propose de traverser, en prenant du recul face aux évènements pour en tirer la quintessence évolutive.Nous sommes tous des êtres aux facultés immenses, facultés freinées parfois par nos blessures du passé, par des deuils non faits. Ce faisant, nous réalisons que nous subissons notre existence au lieu de la vivre pleinement.

A travers ce stage, chacun pourra identifier les freins liés à son passé et son présent, pour avancer sur le chemin de la guérison et déployer ses facultés latentes.

Quand : du 27 juillet au 1er août

Où : gîte La Limonière à Sauvain (Loire)

Stage méditation pleine conscience Lyon avec l'atelier Coloressence de Jean François Richard au gite La Limonière à Sauvain (Loire)

Voici le lieu où se passent les stages de week-end de l’atelier Coloressence. Il se trouve dans les Monts du Forez, aux portes du Parc du Livradois Forez. C’est au cœur de la vallée de Chorsin célèbre pour sa cascade et son cirque glaciaire.

Stage méditation et art thérapie dans la Loire près de Lyon : prenez soin de vous cet été ! Cinq jours pour vous ressourcer, vous détendre et générer une dynamique créative dans votre vie, dans un cadre calme et paisible. Cinq jours pour apprendre à vivre le moment présent en pleine conscience.

Intervenant : Jean-François Richard (suite…)

Week-end d’art thérapie 8 et 9 juin : Gérer ses émotions

Week-end d’art thérapie 8 et 9 juin : Gérer ses émotions

Stage d’art thérapie à Lyon – Saint-Martin-la-Plaine : prendre du recul avec ses émotions avec l’aide de l’art thérapie  : Atelier d’art thérapie samedi 8 et 9 juin  2019

Vous désirez vous investir dans l’expression picturale à visée analytique, apprendre à vous connaître, résoudre vos souffrances, et jouir du plaisir de créer et de peindre dans un cadre convivial ?

Thème du stage : « Gérer ses émotions »

Durant le stage , une conférence sera donnée sur le thème Développer sa joie de vivre.

Où : Atelier Coloressence, Saint-Martin-la-Plaine

Intervenant : Jean-François

Approche : art thérapie

Expression artistique au service du mieux être.

Prix : 100 € le week-end, matériel compris.

L’inscription est effective dès la réception des arrhes (50 €). Les arrhes sont conservées en cas de désistement si celui-ci arrive moins de 10 jours avant le début du stage.


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Inscription stage, conférence
Envoi
Enseignement méditation du 12 avril 2019

Enseignement méditation du 5 avril 2019

Malraux a écrit « le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Il avait parfaitement compris le désastre vers lequel nous allons si nous continuons à ignorer la dimension spirituelle dans notre existence. Il est regrettable qu’il y ait eu confusion entre le religieux et le spirituel. Même s’ils sont étroitement liés, ce n’est pas la même chose.

Nous pouvons l’observer : la société a orienté toute sa structure sur l’acquisition, le matériel, sur ce qui est visible et quantifiable, mesurable, en évinçant toute autre dimension. Ce choix a dirigé la civilisation moderne vers une société de consommation, individualiste, prête à tout pour satisfaire les désirs et les plaisirs immédiats de chacun. Et à moins d’être aveugle, nous pouvons constater que cela nous amène à une crise de civilisation, une crise économique, écologique, d’une très forte ampleur. La rupture avec le spirituel, c’est la rupture avec l’esprit. On nous a clairement enseigné : « vous êtes un corps périssable et votre esprit est la conséquence du fonctionnement du cerveau, une fois votre mort arrivée, votre esprit disparaîtra, ce sera terminé ».

Il n’y a absolument aucune preuve de cela, pas la moindre. Se concentrer uniquement que le visible amène un problème : « ils et nous » avons décidé que c’était la vérité et « ils et nous » avons organisé une société justement articulée autour de cette vision.

La spiritualité, c’est essayé de questionner cela à travers notre propre conscience, l’introspection et l’expérimentation.

Dit autrement, c’est questionner qui je suis, comment je fonctionne, qu’est-ce que le corps, la sensation, l’émotion, l’esprit, l’âme…?

Le désir de se questionner permet d’essayer de découvrir si ce que les anciens maîtres de sagesse ont écrit peut être porteur d’un enseignement.

Le problème du développement démesuré de l’ego à travers la société, c’est qu’il peut conduire à l’égoïsme, au rejet de l’autre, jusqu’à la destruction de l’autre. C’est pourquoi il faut s’interroger sur cette vision de l’homme qui porte en elle les germes de la destruction de ce qui est différent, de ce qui est autre.

Toutes les traditions anciennes ont exprimé qu’il existait un autre état de conscience quand l’homme se situait ailleurs que dans son ego : il se situe dans son âme, dans son esprit, dans le Soi, selon les traditions. Il se situe ailleurs que dans le sentiment de l’ego limité et défini. Dans cet ailleurs, nous pouvons trouver une reconnexion avec la totalité, avec les autres, la nature et ainsi avec un état d’être beaucoup plus harmonieux, respectueux et pacifique.

Ainsi, si nous prenons conscience de la portée de notions telles que l’interdépendance, le fait que tout soit entremêlé et lié, nous ne pouvons plus penser individuellement sans faire référence à ce qui nous entoure. Chaque chose est connectée avec d’autres choses, ce qui va nous inciter à penser simultanément à soi et aux systèmes environnementaux.

La méditation est définie comme un lâcher prise avec l’ego, puisque nous ne nous focalisons plus sur nos pensées, nos émotions, notre corps. Dès lors nous nous reconnectons à un mouvement universel plus vaste auquel nous nous sentons reliés.

Nous prenons conscience que nous fonctionnons tous en synergie et en harmonie.
Ceci n’est pas une invention, c’est présent et vérifiable concrètement quand nous arrêtons de fonctionner uniquement à travers le filtre de l’ego.

Nous apprenons alors que nous portons en nous la possibilité de vivre en harmonie les uns avec les autres, si nous savons nous situer correctement en nous-même. Bien sûr, c’est simple à dire en théorie, et plus difficile à réaliser au niveau pratique et relationnel. Cela demande un vrai travail sur plusieurs plans, notamment au niveau psychologique, mais il est clair qu’un ego suffisamment libéré de ses blessures de son passé, qui a su répondre à ses besoins et qui en plus a découvert en lui un autre aspect de l’être, est enclin tout naturellement à exprimer au quotidien les qualités énoncées par les sagesses du passé : amour, bienveillance, patience, joie, paix…

Le problème, pour faire un peu de politique, c’est que certains ont très bien compris qu’en développant à outrance l’ego, l’homme se trouve en état de besoin et de manque. Il est incité à être dans la quête permanente de quelque chose de plus pour se satisfaire et donc dans la consommation compulsive. La consommation n’est pas mauvaise en soi, il s’agit d’être libre, mais cela n’est possible que si l’on a bien compris comment fonctionne notre être intérieur.